6 novembre 2025 : Journée nationale de lutte contre le harcèlement à l'école

La journée nationale de lutte contre le harcèlement est organisée chaque année au mois de novembre. C'est l'occasion de rappeler combien la prévention et la lutte contre le harcèlement sont fondamentales pour permettre aux élèves d'avoir une scolarité épanouie.

"Tous différents, jamais indifférents" : campagne de sensibilisation de lutte contre le harcèlement 2025-2026

Cette année près de 180 000 élèves ont participé au concours Non au harcèlement pour produire des supports de sensibilisation. "Tous différents, jamais indifférents" a été tourné avec les élèves du collège Terre-Sainte, de Saint-Pierre (Académie de La Réunion), lauréats du prix Non au harcèlement 2025. Le clip sera diffusé en format court dans les médias et sur les réseaux sociaux, et mis à la disposition des établissements dans un format long pédagogique.

La campagne est réalisée avec le soutien de YouTube France et de M6.

Qu'est-ce que la journée nationale de lutte contre le harcèlement ?

La journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire se déroule chaque année le premier jeudi qui suit les vacances scolaires de la Toussaint. Instaurée en 2015, cette journée est l’occasion pour les communautés scolaires et leurs différents partenaires d’organiser diverses manifestations au sein des écoles, des collèges et des lycées ou plus largement à l’échelle locale : conférences, séances de sensibilisation, expositions, jeux de rôles, ateliers de coopération, présentations d’ouvrages dans les CDI. Les établissements mettent en place des actions variées. 

Cette journée de mobilisation constitue l’un des temps forts du programme de lutte contre le harcèlement à l’école, Phare, déployé dans toutes les écoles élémentaires et établissements scolaires. Elle prend appui sur le clip national de sensibilisation tourné avec les élèves lauréats du jury des professionnels de la communication du prix Non au harcèlement, qui est diffusé dans un format court dans les médias, et mis à la disposition des établissements dans un format long, avec un livret pédagogique.

Pour en savoir plus sur la lutte contre le harcèlement scolaire et le programme phare : education.gouv.fr

Rendre les élèves acteurs de la lutte contre le harcèlement

La réussite de la lutte contre le harcèlement repose également sur l'engagement des élèves. Les collégiens et lycéens ambassadeurs ou encore élèves pairs sont formés pour sensibiliser leurs camarades grâce à des outils qui leur sont mis à disposition. 

Ainsi, dans plusieurs établissements du territoire, la journée d’hier a été entièrement consacrée à des actions de sensibilisation et de prévention. Les équipes pédagogiques et administratives ont organisé différentes activités afin de contextualiser et d’impliquer l’ensemble des élèves dans une démarche collective de mobilisation et de solidarité :

  • Projection de film,
  • conférences et présentation de dispositif légaux,
  • des jeux interactifs,
  • la mise en place de la boite aux lettres,
  • un atelier de parole avec une thérapeute spécialisée,
  • des activités ludiques et créatives,
  • des séances photos
  • ou encore de la danse et du chant.

Au Collège Halidi Sélémani M’gombani, les élèves, professeurs et personnels étaient rassemblés en « vert », couleur de l’espoir et du respect, pour marquer leur volonté de dire « non au harcèlement ». Ceci pour rappeler qu'une société inclusive et respectueuse passe par des actions communes et concrètes contre le harcèlement sous toutes ses formes. Ce thème, "Tous en vert pour dire STOP au harcèlement ! ", a été largement d'ailleurs respecté dans d'autres établissement en ce 6 novembre.

Au collège Zéna M'déré de Pamandzi, au CDI, Mme Laval, professeure-documentaliste, proposera une sélection d’ouvrages et de revues autour de l’amitié, du respect, de la différence et de la lutte contre le harcèlement. Un panneau de présentation des élèves ambassadeurs “Non au harcèlement” sera également installé dans le hall ou au CDI afin de valoriser leur rôle et de rappeler les dispositifs d’aide disponibles.

Au collège de Majicavo, c'est une semaine qui a été consacré à la sensibilisation au harcèlement et a mobilisé l’ensemble de la communauté éducative autour d’ateliers créatifs et participatifs : concours de dessins, poésies et BD, arbre de mots de soutien, interventions en classe et fresque collective de mains contre le harcèlement. La semaine s’est clôturée par la lecture publique de messages d’élèves et la distribution de rubans bleus, symboles d’un engagement partagé pour dire non au harcèlement.

Au collège de Tsingoni, tout au long de la semaine, les élèves ont créé des affiches et textes sur le thème du harcèlement, accompagnés de mini-débats en classe. La journée s’est déroulée sous le signe du bleu, avec la participation de jeunes reporters chargés d’en immortaliser les temps forts.

Au collège de Chiconi, la lutte contre le harcèlement s’est déclinée à travers plusieurs actions : interventions en 6ᵉ animées par les élèves ambassadeurs, projection du film “Ton problème, c’est mon problème”, et un stand de prévention tenu dans la cour. Une campagne d’affichage, la diffusion d’un mémento à l’ensemble du personnel et la participation au questionnaire national complètent cette mobilisation collective autour du programme pHARe.

Au lycée Younoussa Bamana, un mur d’expression a permis à chaque élève de partager librement un message sur un Post-it, tandis que les membres du groupe Éloquence ont déclamé leurs textes. La journée s’est poursuivie avec une démonstration de danse hip-hop encadrée par leur professeur d’EPS, et un stand tenu par les élèves du CVL pour recueillir la parole de leurs camarades.

Au LPO du Nord, des affiches préparées par les élèves pairs de l'établissement y ont été disposées sur tous les murs pour que tous se sentent concernés. Une proposition de diagnostic par une enquête sous forme de questionnaire a aussi été soumise par le chef d'établissement et ses équipes.

Au lycée professionnel Lycée Tani Malandi de Chirongui, la rectrice de l’Académie de Mayotte, Valérie Debuchy, est intervenue pour écouter les lycéens et « libérer la parole » sur le harcèlement à Mayotte, confirmant ainsi l’importance de la prévention dans notre académie.  Dans ce cadre, les élèves-référents pHARe ont pu témoigner, échanger et faire remonter des idées d’actions concrètes à venir. Cette mobilisation collective permet non seulement de sensibiliser mais aussi de structurer une véritable culture de bienveillance et de respect dans les établissements. L’engagement de chacun, élèves, personnels et parents, reste essentiel pour transformer l’intention en geste réel et durable.

La présence de la rectrice et du CTEVS à Chirongui a pu permettre qu'il y ait une réelle prise de conscience que le harcèlement n'est pas un sujet tabou à Mayotte.

La rectrice reconnait lors de sa visite que : 

Il y a une très grande maturité chez les élèves, filles et garçons, dans l'analyse des faits de harcèlement dont ils ont été témoins. Et comment ils sont déjà engagés pour lutter que ce soit vis à vis des auteurs éventuellement. Ils connaissent déjà toutes les clés pour pouvoir aider et ils ont même l'appréhension du harcèlement au sens d'essayer de l'anticiper pour repérer des signaux faibles par exemple d'isolement des élèves.

Les dispositifs d'alerte et d'écoute

Chaque élève témoin ou victime de harcèlement trouvera dans son école ou son établissement une adulte de confiance à son écoute et en capacité de l’aider. Le programme Phare doit permettre de détecter les situations d’intimidation et de harcèlement le plus précocement possible et de les résoudre au sein même de l’école ou de l’établissement.

Des lignes académiques de signalement

En parallèle des personnels de confiance dans les écoles et les établissements, les responsables académiques et départementaux répondent aux familles sur les lignes académiques dédiées. Répartis sur tout le territoire pour sensibiliser, accompagner et former, ils supervisent et coordonnent les actions pour résoudre les situations de harcèlement signalées. Ils accompagnent, facilitent le dénouement en étant un interlocuteur privilégié des familles.

3018 : un numéro pour l'écoute des victimes et des familles

Élèves, parents, professionnels, un numéro vert et une application mobile pour tout renseignement ou signalement : le 3018. Ce numéro gratuit, anonyme et confidentiel est disponible 7j/7, de 9h00 à 23h00.

Le 3018 a pour vocation de soutenir et d’accompagner toutes les jeunes victimes de harcèlement

Qui répond ? Une équipe dédiée, composée de psychologues, juristes et spécialistes des outils numériques.
Le service est également disponible sur 3018.fr pat tchat en direct, via Messenger et WhatsApp ou en téléchargeant l’application 3018.

Depuis avril 2022, les écoutants du 3018 ont eux aussi la possibilité de transmettre des signalements à l’Éducation nationale grâce à l’application sécurisée mise à disposition par le ministère.




 

 

 

 

 

Mise à jour : novembre 2025