Dans l'académie de Mayotte, plus particulièrement dans les collèges et lycées, enseignants et élèves se sont mobilisés pour faire vivre les mathématiques autrement. Le recteur de l'académie, accompagné de son service de communication et d’inspecteurs pédagogiques, a tenu à être présent pour saluer l’engagement des équipes éducatives.
Des olympiades nationales au lycée des lumières
Au lycée des lumières, l’un des temps forts fut l’épreuve des Olympiades de mathématiques. Une compétition nationale exigeante à laquelle participent des élèves de première des filières générale et technologique.
Les élèves peuvent sortir après trois heures. Pourquoi ? Pour éviter toute communication des sujets avec les candidats encore en épreuve, que ce soit en métropole ou dans d'autres centres d’examen, explique un membre de l’équipe éducative. Un seul sujet est diffusé sur tout le territoire, garantissant ainsi l’équité du concours.
L’épreuve, structurée autour de trois exercices, repose à la fois sur les notions de seconde et de début de première.
Ce ne sont pas des exercices classiques d’entraînement. On cherche à voir comment les élèves raisonnent ensemble, comment ils s’entraident pour résoudre des problèmes inédits, précise un professeur encadrant.
En amont, chaque établissement a organisé des séances préparatoires, souvent sur le temps libre des élèves, pour les familiariser à cet esprit de recherche collective.
Au collège de Koungou : l’innovation pédagogique au service des mathématiques
Le recteur s’est ensuite rendu au collège de Koungou, véritable ruche d’activités autour des sciences et du numérique. Deux grands ateliers ont marqué les esprits : un espace technologique de pointe et un atelier plus classique autour du calcul mental et des jeux éducatifs.
Dans le premier atelier, les élèves ont pu manipuler des robots, simulateurs 3D, drones, plateformes de développement mobile, et même découvrir une serre connectée avec capteurs de température et d’humidité.
Ici, on pousse la technologie au maximum, même sans imprimante 3D. On travaille avec TinkerCAD, Micro:bit, App Inventor... et ça marche !, témoigne un enseignant enthousiaste.
Des démonstrations de pilotage de drones ont été proposées, et les élèves ont même présenté leurs projets vidéo réalisés avec leurs anciens camarades.
Le second atelier, plus axé sur les fondamentaux, proposait aux élèves de travailler de manière autonome sur les tables de multiplication, les fractions ou les nombres relatifs via des plateformes éducatives.
On veut leur donner envie d’explorer par eux-mêmes. Une fois à l’aise, ils choisissent leurs jeux. Et franchement, ça marche. On voit des progrès, de la motivation, affirme une enseignante.
Une dynamique collective qui a été agréablement saluée
Pour Souane Ibrahim, professeur de mathématiques et coordinateur de l’événement au collège de Koungou, cette Semaine des mathématiques est bien plus qu’un simple projet annuel :
Depuis que je suis arrivé ici, c’est une tradition. On veut montrer aux élèves à quoi servent vraiment les mathématiques. Ce qu’on voit en classe, on le concrétise par des projets.
Tous les niveaux, de la 6e à la 3e, ont été impliqués. Des emplois du temps ont été adaptés pour permettre aux élèves de circuler entre les ateliers.
Cette année, on a eu environ 16 ateliers. L’an dernier, on en avait eu 42, mais avec moins de moyens. Là, on a voulu miser sur la qualité, précise-t-il.
Un concours mathématique numérique a même été organisé pour clôturer la matinée.
On sent que les élèves sont impliqués. Ils viennent volontiers travailler sur les projets, même en dehors des cours. C’est motivant pour tout le monde, ajoute-t-il.
Concours inter-collèges : sciences et citoyenneté à l’unisson
Autre moment marquant de cette semaine, le concours "Questions pour une école championne" a été lancé au collège Kaweni 2. Huit collèges situés dans les communes de Mamoudzou, Koungou et Petite-Terre s’affronteront autour de questions mêlant physique-chimie, développement durable et enseignement moral et civique (EMC).
Les équipes, composées de quatre élèves, devront faire appel à leurs connaissances mais aussi à leur capacité à travailler ensemble, explique un membre du comité d’organisation.
Les épreuves seront délocalisées sur plusieurs sites pour favoriser la participation : notamment à Labattoir (Petite-Terre) et au collège de Majicavo (Koungou).
Grande nouveauté cette année : des lycéens du lycée de Bamana et du lycée des Lumières joueront le rôle de jurés, apportant un regard jeune et engagé sur les prestations de leurs cadets.
Pour connaître le programme détaillé de l’événement, c'est juste ICI
Mise à jour : mars 2025








